La culpabilité

Publié le par Marie-Laurence

La culpabilité

Qu'est ce que la culpabilité ? Je me sens coupable de voir ma sœur malheureuse, souffrir. Elle est très fragile psychiquement. Et est suivi depuis plus de cinquante ans par des psychiatres... Je ne répond plus quand elle téléphone. Je voudrais qu'elle m'oublie. J'essaie aujourd'hui de penser à ma vie, à être heureuse sans elle. Mais ce n'est pas facile d'être heureux quand un de vos proches a toujours souffert depuis l'adolescence et de se sentir responsable de son bonheur. Même si je sais que l'on est responsable que de sa propre vie, je n'arrive pas à me défaire de ce lien qui nous fait souffrir toutes les deux.

Et que je dois avant tout m'aimer...Merci.  culpabilité nous renvoie toujours vers nous-même, c'est-à-dire le manque d'amour que nous avons pour nous-même. Votre sœur et vous avez passé un contrat d'assistance qui vous lie jusqu'à ce que l'une de vous plonge au cœur de sa mésestime personnelle et s'en libère. Elle est le miroir entre Vous et vos croyances, vos souffrances de ne jamais faire assez bien, de ne pas être en cohérence avec ce que l'autre attend.On vous a appris à oublier votre bien-être pour privilégier celui de l'autre, que pour mériter le paradis ou l'amour, vous deviez nier qui vous étiez, que c'est l'autre qui décide pour vous ce à quoi vous avez droit. Que vous êtes fautive.

Et les rapports familiaux créent toutes les conditions pour cela : si vous n'aimez pas l'autre, c'est que vous n'êtes pas "bien". Votre famille doit passer avant vous car vous lui êtes redevable de votre naissance et de votre sécurité matérielle. Si vous désirez vous libérer de votre culpabilité, seul l'amour inconditionnel pour Vous vous en donnera les clés.Acceptez que vous ne puissiez pas aider les autres, acceptez que vous soyez perfectible, humaine. Acceptez de vous aimer. Revenez auprès de Vous, de l'être qui attend de vous offrir l'abondance de la Vie. Acceptez que votre sœur ait Sa vie, et que vous n'y puissiez rien. Rien, sauf de l'aimer telle qu'elle est.

De l'aimer librement, sans crainte de son jugement ou de ses reproches. Car son jugement et ses reproches ne sont que les vôtres qu'elle accepte de vous renvoyer afin de vous faire prendre conscience de votre souffrance intérieure.Commencez par lui envoyer des pensées de gratitude et de compassion : gratitude pour le miroir qu'elle vous renvoie, compassion pour l'être en souffrance qu'elle est.Faites émerger de votre cœur le pardon de vous faire souffrir, et l'amour qui existe entre votre âme et la sienne. Et partez explorer les origines de votre croyance d'être responsable de son bonheur. Embrassez les racines de votre culpabilité.

Et aimez-vous.

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